15.11.11

La solitude


Un regard
Une illusion
Un sourire
Une autre illusion
Une main tendue
De nouveau une illusion

D'allusions sont faits mes rêves
D'illusions est faite ma quête

Le vide
La réalité
L'amertume
La dure réalité
La solitude
De nouveau la réalité

Je me suis lassée de cette humanité
J'ai la vision de lutter seule contre tous

14.11.11

chute au vide

La voilà: mince et longue, dans son vêtement aux petits fleurs, attendant son destin. Non, il s'agit pas d'une jolie femme, mais d'une bouteille du vin pétillant aux framboise, de champagne aromatisée avec de jus naturel de ces petits fruits du forêt. Et son destin, dès le moment qu'elle lui a été offert, était de célébrer son amour avec la femme unique de sa vie. Ben, oui, il était amoureux à la folie, tant qu'il en ne saurait jamais. Ni la distance, plus de mille kilomètres loin de ce petite ville de la province de France, ni le temps jusqu'à son retour, pouvaient diminuer leur amour, ni pour un tant petit morceau.
L'absence rendrait plus fortes ses sentiments, son amour, son désir ; pourtant, elle avait choisi de lui abandonner, en se cachant aux mensonges et aux méprises... Il en a compris à son retour, mais il était déjà trop tard. Quelque mois plus tard toutes ses rêves ont cédé leur place à un cauchemar, pire qu'il pouvait jamais supporter. La fête et devenue guerre, le sourire est tourné aux larmes; et même dans cette situation il tenait sa manne, il confirmait son amour, chaque jour, n'importe qu'elle ne voyait rien, n'importe qu'elle était en colère, n'importe...
Après 2 ans de confrontations, de rupture, des mots de haine et des blessures, il a choisi la silence... il gardait l'espérance qu'un jour elle lui téléphonerait pour lui dire simplement « je t'aime ».. mais les jours et les semaines passaient, et même les mois, ...12, 13, 14... Silence. Froid. Obscurité. Douleur. Chaque jour et une morte, chaque nuit et une tombe, jusque ses larmes se sont asséché, jusque il a plus pris sa décision qu'il resterait seul à jamais.
Trois années de solitude ont passe. La bouteille, jamais accomplie son destin, restait là, souvenir ou relique d'un amour qui n'a pas achevé son destin, d'un amour qui a été assassiné par la peur. C'est drôle, la peur de l'absence d'autre a tout cheminé au catastrophe...
Jusque le jour qu'il a connu une autre! Il semblait que, soudainement, les nuages ont disparu et un soleil brûlant commencé a réchauffer son âme et son corps. Il voulait la dire qu'il l'aimait, qu'il désirait être avec elle tout le temps, il voulait la tenir dans ses bras et l'embrasser avec toute la force de son âme, il voulait vivre, finalement... Bien sûr, après toutes ces années que sont passé, il avait même oubli comment on dit « je t'aime » a une femme, ou comment la faire regarder dans sa cœur et aux ses sentiments profondes. Il avait besoin du temps, pour comprendre si vraiment elle l'aimait, pour la connaître mieux, pour ne pas la blesser avec des manœuvres rapides...
Hélas! Il n'était pas écrit d'être avec elle. Non.
Pourtant, la seule fois qu'elle est venue chez lui, lorsqu'elle est apparue, il a souvenu la bouteille oubliée, il l'a cherché, il a réfléchi en affirmant que l'une était destinée pour l'autre.
Mais les événements parlaient eux-mêmes...
Heureusement, ou malheureusement, il n'a pas plus de larmes. La source est séchée pour toujours.

- Qui le sait, peut être mon destin n'est qu'être jeté jusque au ciel pour un moment, et puis abandonné pour retomber dans l'abysse...

1.11.11

Ελεύθερη πτώση


Φτερούγισα με περισσή ορμή
στο περιβόλι των αγγέλων
-έτσι νόμισα-
και λίγο πιο μετά το καλωσόρισμα
σιγά -σιγά μου ψαλιδίσαν τα φτερά
"γιατί 'ναι επικίνδυνο στα ύψη να πετάς"
μου είπαν...
κι ύστερα,
που δεν μπορούσα άλλο να ξεφύγω,
με ξάπλωσαν στην κλίνη του Προκρούστη
"γιατί θα πρέπει όλοι το ίδιο νά 'μαστε"
μου είπαν
και επειδή η καρδιά μου έτρεχε
"κι αν τρέχεις κινδυνεύεις να σκοντάψεις"
είπανε...

Πόνεσα...
μάτωσα...
δεν μίλησα...
Ήμουνα πια δίχως φτερά
κι ούτε μπορούσα να σταθώ
με κατηγόρησαν γι' αυτό
και για το ότι μέσα μου βαθειά πονούσα
γιατί ένιωθαν χαρούμενοι στη δυστυχία τους
γιατί για κείνους έχει σημασία
"το έξωθεν του ποτηρίου",
το καμουφλάρισμα των αδυναμιών τους,
η απόλυτη υποκρισία...

Κι ύστερα,
ύστερα είπαν ότι θά 'πρεπε άλλη μορφή να πάρω
και προκειμένου να ψηλώσω
στην άλλη κλίνη να στρωθώ
να με τανήσουνε...

Τυφλοί!
ανόητοι άνθρωποι!
-άν κάτι ανθρώπινο υπάρχει ακόμα μέσα σας-
δεν βλέπετε ότι πονώ;
δεν βλέπετε ότι άλλο δεν αντέχω;
ότι το "όμορφο" κοστούμι σας δεν μου πηγαίνει;

Αφήστε με ήσυχο!
και μόνο...
άλλωστε πάντα μόνος ήμουνα
η "αγάπη" σας μου γκρέμισε
ό,τι όμορφο είχα μέσα μου.
Θέλω να ζήσω μακριά σας,
θέλω να πάψω πια να αιμορραγώ
θα 'θελα πάλι να πετάξω
-μα τα φτερά μου είναι σπασμένα.
Αφήστε με τουλάχιστον,
χωρίς τη "βοήθειά" σας
μόνο μου,
όπως πάντα...

Έφυγα...
έφυγα και περιπλανιέμαι
στις ατραπούς του ονείρου
στις αναμνήσεις μου τις πρώτες
στις ηλιαχτίδες που φωτίσαν την καρδιά μου
-κι ας με κάψανε...
στο σκίρτημα του Αγγέλου που με δρόσισε
με κάλυψε με τα φτερά του
και δάκρυσε μαζί μου
γιατί ήξερε από αγάπη κι από πόνο...

Όμως δεν έχω πια φτερά για να πετώ
ούτε κι αυτός μπορεί στα χαμηλά να μένει...
κι έφυγε....

Μόνος πλανιέμαι πάλι
τριγύρω μου συντρίμμια
κάπου μακριά χαράζει...
άραγε θα προλάβω πριν το σούρουπο
να φτάσω ως το ύψωμα
τα χέρια μου ν' απλώσω
και ν' αφεθώ στο χάδι του ανέμου;
κι ας είναι αυτή
-μιας που ο ουρανός πια δεν μου ανήκει-
η τελευταία μου πτήση
προς την Άβυσσο...

( 7 Μαρ 2007)